6. Une séance type

Les quelques illustrations qui suivent vont nous permettre d’effectuer un petit reportage sur la façon dont se déroule une séance. Voici le cas d’un homme âgé de 30 ans, qui présente une peau de type 2 : peau claire, qui bronze difficilement. Notre patient en a assez de subir l’irritation du rasoir et la douleur des poils incarnés, il désire que nous le débarrassions de sa barbe sur le cou et les joues, tout en lui laissant son bouc.

La pilosité est de type blonde à rousse, ce qui va poser quelques difficultés techniques. En effet, chez ces sujets, le poil ne contient pas d’eumélanine, mais plutôt de la phémélanine qui absobre moins bien le faisceau laser. Par la suite, la chaleur libérée au niveau du bulbe étant moins importante qu’avec un poil bien noir, il faudra des séances supplémentaires pour obtenir un résultat impeccable. Nous voyons sur la première image avant traitement que les poils sont relativement fins.
De ces premières constatations vont découler les choix des paramètres pour la conduite du tir laser. Un poil fin se refroidit plus vite qu’un gros poil, et comme la coloration de la pilosité est claire il faudra faire chauffer les bulbes au maximum en un minimum de temps. Le choix du temps de pulse sera donc de 5 ms. En d’autres termes toute l’énergie lumineuse du laser sera transmise en un flash extrêmement bref de sorte qu’on touche au maximum toutes les cibles sans leur laisser la moindre chance de refroidir et créer des lésions irréversibles sur les structures régénératrices du poil.
La zone à traitée ayant été rasée, on peut voir ici l’embout du laser : le faisceau lumineux est émis par l’ouverture supérieure tandis que l’air froid est soufflé par la petite ouverture en dessous. On peut remarquer une petite dépression de la peau là où souffle l’air, ce qui témoigne de la puissance du jet.

Malgré toutes ces précautions techniques, nous savons que le réglage des paramètres du tir sera néanmoins agressif pour la peau à qui on laisse moins de temps pour refroidir malgré l’air froid à –60° soufflé dessus en permanence avant, pendant et après le tir. C’est ici qu’intervient notre spray homeopathique.
Nous l’appliquons sur des compresses afin de maintenir le produit plus longtemps en contact avec la surface cutanée. De la sorte nous pouvons à tout le moins limiter la survenue des brûlures et en enrayer la plupart avant même qu’elles ne se déclarent si tel était le cas. L’érythème et les papules qui surviennent dans les suites immédiates du traitement réjouissent le lasériste car elles sont le garant de l’efficacité du tir. On aperçoit clairement que la peau ne présente pas de signes de brûlures.

Les papules disparaîtront en une trentaine de minutes, la rougeur résiduelle mettra environ 2 à 3 heures pour disparaître.
Voici le résultat environ quatre mois après la troisième séance. Notre patient ne se rase plus que très occasionnellement, le rasage n’est plus suivi du moindre symptôme désagréable ni d’irritation.

Conclusions
Le laser, vous en connaissez maintenant un rayon, et nous espérons vous avoir transmis notre passion pour cette technologie merveilleuse. Il nous reste à vous faire partager notre conviction qu’avant longtemps, il deviendra aussi naturel de supprimer la pilosité superflue que d’utiliser un téléphone mobile dans la rue.
Comme d’autres siècles avant lui, le XXIe siècle vient en effet d’ouvrir la chasse aux poils.
Le mouvement a pris racine il y a quelques années et se développe à vitesse accélérée. Les hommes comme les femmes sont touchés, tous les milieux sont concernés, toutes les zones du corps sont atteintes par cette épidémie, y compris les plus intimes.
Aucune originalité ! nous diront les férus d’histoire et ils ont raison ! Sous Louis XIV, jamais un noble ne se serait montré à une dame affublé du moindre poil. Aujourd’hui même, de l’autre côté de la méditerranée, les femmes se font toujours épiler intégralement au traditionnel caramel au citron !
Certes, mais à quel prix ? Car c’est le prix de l’épilation qui vient de changer. Elle se payait jusqu’à présent par des heures de douleurs, de rougeurs, de boutons et de cicatrices jusqu’à ce que, la lassitude aidant, l’impétrant finisse par renoncer, la peau grêlée de marques disgracieuses.
Mais la chasse aux poils, flux et reflux sociologique depuis des millénaires, vient de rencontrer une technologie radicale. Grâce à des matériels de plus en plus performants, les poils clairs et les peaux foncées deviennent accessibles, les prix baissent et la technique se démocratise. Tout porte ainsi à croire que l’art de la peau douce s’invite dans notre vie pour y rester.
Alors ! Vous avez pris votre décision ? A la lecture de ce guide, vous êtes devenu un patient informé, partenaire idéal du médecin en qui vous allez placer votre confiance.
Vous hésitez encore ? Le mieux est d’y regarder de près. N’hésitez pas à consulter un médecin lasériste, à lui faire part de vos questions, à demander des tests cutanés et un devis détaillé. Le plus souvent cet acte est gratuit, et vous en aurez le cœur net !
Vous trouvez le budget trop lourd ? N’hésitez pas à faire vos calculs ! D’un côté, un investissement pour une peau qui deviendra douce en permanence. De l’autre une dépense à fonds perdu, pour des extirpations, cicatrices et autres folliculites, qui vous laisseront la peau nette quelques jours par mois.
Vous voulez bénéficier du meilleur de la technique ? Vous cherchez le prix le moins élevé ? Vous disposez maintenant de toute l’information nécessaire pour faire… un appel d’offres sur Internet.
Mais attention à la dérive vers une relation commerciale !
L’épilation laser est un acte médical et votre médecin n’exerce pas un commerce. Son rôle est d’examiner les indications et contre-indications de votre demande d’épilation, de s’assurer de vos motivations et de vous traiter uniquement s’il est convaincu du bien fondé de son acte.
Pas plus qu’il ne vous poussera à effectuer des séances inutiles, votre médecin ne vous promettra jamais de résultats mirifiques, car son métier est basé sur une relation de confiance, non marchande : dès qu’il a accepté de répondre à une demande, le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, en faisant appel, s’il y a lieu, à des tiers compétents.
Tout est dit dans ce bel article 32 du Code de Déontologie Médicale qui garantit que votre épilation définitive se fera selon le code moral d’une profession dont nombre de représentants, parmi les plus illustres, étaient aussi… barbiers !